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mardi 6 avril 2021

Compte rendu de partie D&D5 : Fragments du Passé - 6

Fragments du Passé

Compte-rendu n°6 – partie du 5 avril 2021

La compagnie du Hibou Argenté :

  • Annasthéa Serindë, l’archère arcanique cherchant à faire renaître le vieux royaume de la Haute Forêt,
  • Quine Holimion la Prêtresse de Corellon Larethian,
  • Lotharo Siannodel, le chantelame en quête de savoir
  • Calidor Eaucalme le barbare qui cherche à protéger le monde des lapins garous
  • Snaefried Ombreuse, seule non-elfe du groupe, une humaine roublarde des quartiers chauds de Solaun qui suit la compagnie en recherche de richesses.

Entrevue nocturne (Bis)



Le Théâtre des Coupes gorges était un vieux collecteur abandonné et presque vide, situé au sud-ouest de la ville. C’était un lieu bien connu des différentes factions de la pègre et sa configuration reliant plusieurs caniveaux en faisait un endroit assez ouvert tout en restant discret.

Snaefried s’était repérée grâce aux signes de piste de la guilde, qu’elle connaissait évidemment. Une fois arrivée dans la grande salle, elle balaya la pièce de droite à gauche. De l’autre côté du trou, au-dessus duquel on avait jeté une vieille passerelle, un groupe de silhouettes encapuchonnées était rassemblé dans la pénombre.

Quine remarqua des reflets dans les grilles situées au-dessus d’eux sur leur droite : des tireurs embusqués. Elle tira la manche de Snaefried pour le lui dire, mais cette dernière ne sembla pas inquiète. Elle désigna de la tête la grille située au-dessus d’eux et l’extrémité d’une arbalète en dépassait. La roublarde adressa un sourire à la clerc qui comprit que cela devait être un des hommes de Snaefried et que c’était une procédure normale…

Les deux groupes se rapprochèrent du bord du trou et allumèrent des torches. Un homme en cape noire à la quarantaine finissante, arborant une barbe poivre et sel et des cheveux mi- longs engagea la conversation.

« Snaefried. Enfin nous nous retrouvons. Tu as beaucoup fait parler de toi ces derniers temps. Une entrepreneuse dynamique. » Dit l’homme d’une voix suave et enjouée… et un brin moqueuse

« Merci. On fait ce qu’on peut. » Répondit Snaefried glaciale.

«Pardon je manque à mes devoirs devant tes compagnons.  Je me présente, je suis Maître Vance, chef de la guilde des voleurs. Je suppose qu’étant donné votre situation à tous, si vous avez sollicité cette entrevue, c’est que vous avez besoin de notre aide. Cependant maintenant que vous êtes aussi les personnes les plus recherchée de la République, je ne sais pas si, même pour nous, c’est une bonne idée de vous prêter assistance et d’attirer ainsi inutilement le regard des autorités.»

« C’est vrai que vous êtes des gens si bien intentionnés » cracha Quine.

Annasthea lui donna un coup de coude pour la faire taire.

« Voilà des sarcasmes bien blessants, alors que nous ne faisons que respecter le droit de pourparlers. Il est vrai que cela serait plus simple pour nous et plus citoyen, de vous dénoncer ou de vous capturer. A combien se monte votre prime actuellement ? » Un de ses sbires se pencha à l’oreille de Vance pour lui chuchoter quelque chose et le Maître de guilde écarquilla les yeux.

« Oh ! Tant que ça déjà ?!  Eh bien c’est tentant. »

 « Encore faudrait-il que vous y arriviez » dit Annasthea avec un air de défi.

« Certes. Evitons toute effusion de sang en ce lieu. Trêve de bavardages nous sommes ici pour écouter votre demande pas vrai Messieurs ?» dit Vance en s’adressant aux autres voleurs autour de lui. Tous se mirent à rire.

« Oui chef. Nous sommes toujours dans le dialogue et nous avons les meilleures informations » dit un type de taille moyenne à la barbe de 4 jours sur la droite de Vance d’un ton sarcastique.

« Nous voulons que vous nous donniez l’emplacement de la planque des mercenaires de l’étoile noire » formula Annasthea.

« Oh. Eh bien oui c’est une information dont je dispose, mais voyez-vous dans ce métier la réputation a une grande importance et trahir ainsi le secret peut être préjudiciable à une organisation telle que la nôtre donc… » Répondit Vance.

« Combien ? » coupa Snaefried toujours sans émotion.

« Euh eh bien, avec un dédommagement juste nous pouvons faire une exception évidemment. Tu nous as fait perdre quelques parts de marché Snaefried ces derniers temps. Mais ce serait tellement mieux si tu nous rejoignais, tu aurais ta place au conseil et nous pourrions mettre nos forces en commun » proposa Vance.

« Merci mais je préfère travailler seule » répondit-elle.

 « Soit alors disons que pour 5000 pièces d’or je vous donnerai cette information. Poursuivit le Maître de Guilde.

Le groupe fut estomaqué. C’était une somme astronomique pour une simple information. Snaefried serrait les dents mais tâchait que garder contenance.

« Si vous ne nous aidez pas la ville sera bientôt un repaire de morts vivants » plaida Quine.

« Oui oui, c’est vraiment terrible… » Répondit Vance moqueur.

Piquée au vif, la prêtresse  se tut.

« Et la ristourne ? » fit Snaefried.

« Eh bien si tu rejoins nos rangs, nous nous contenterons de 2500 pièces d’or à titre « d’adhésion », disons. »

Il y eu un long silence.

« C’est d’accord ».  Lâcha Snaefried.

« Donne l’information » dit la roublarde

« Tsssst, on paye d’avance. » fit l’adjoint de Vance.

« Eh bien moi je suis d’avis de les envoyer paître et qu’on trouve un autre moyen » cracha Quine.

« Sinon vous pouvez aller trouver les royalistes pour voir s’ils vous proposeront mieux. » dit Vance. Ses hommes ricanèrent à nouveau.

« Même si cela ne me plait pas, pour la survie de la Haute-Forêt je suis prête à faire ce marché. » dit Annasthea, elle fixa Snaefried qui hocha la tête en retour.

« Envoie ton gars. » dit Snaefried au Maître de Guilde.

Vance fit signe à un de ses hommes de s’avancer avec un sac. Annasthea, Calidor et Snaefried mirent en commun leur argent pour réunir la somme. Quine soupira de dépit. Lotharo restait impassible. Le voleur retourna ensuite voir son maître.

« Bien, ces formalités étant accomplies, à mon tour. Kordy ! »

Un type aux cheveux en bataille et au bouc mal entretenu entra dans la pièce.

« Ou-Oui chef ? » dit-il.

« Quelle planque as-tu donné à l’étoile noire ? »

« Euh… la 42. »

« La 42 c’est où ça déjà ? »

« Près du collecteur Est, celui qui donne sur la rivière. »

« Ah oui celle-là, je vois. Elle n’était pas désaffectée normalement ? Bref, dessine leur un plan et vas leur donner. »

L’homme se vit remettre une feuille de parchemin et on lui désigna une petite table avec un encrier. Il s’exécuta puis, une fois terminé, s’avança pour tendre le plan à Annasthea. Quine remarqua que l’homme était livide et tremblait comme une feuille. Il en informa ses compagnons qui redoublèrent de vigilance. Etait-ce un piège ?

Kordy retourna auprès du Maître de Guilde qui s’adressa à lui tout en fixant la compagnie du Hibou Argenté.

« Ce cher Kordy s’est mis en tête de monter des affaires dans notre dos. Quel manque de clairvoyance. Tu sais que trahir la guilde est une faute. »

L’homme écarquilla les yeux tandis qu’un des hommes lui passa une main sur l’épaule.

« Pauvre Kordy. » Avant même qu’il ne puisse réagir, le sicaire lui trancha la gorge avec une dague et l’homme s’effondra devant le Maître de Guilde impassible en se vidant de son sang dans des gargouillis. Quine, choquée, esquissa un geste pour aller à son aide, mais Annasthea la retint.

« On ne peut rien faire. » Dit-elle simplement.

Vance poursuivit.

« En d’autres termes, vous pouvez liquider tout le monde dans cette cache, cela ne nous fera ni chaud ni froid. Bien, cette entrevue est terminée. Et j’espère te revoir à la prochaine réunion du conseil de Guilde Snaefried…Vraiment. Quant aux autres, je vous souhaite bonne chance, je ne pense pas que nous soyons amenés à nous revoir.

« Je pense que si, au contraire » répondit Quine avant de partir.

 

Le Repaire des imposteurs.



La Carte de fortune dessinée par Kordy se révéla juste. Le groupe arriva près du collecteur en question et repéra effectivement la grille descellée mentionnée sur le document. Elle donnait sur un escalier. Arrivée à mi-chemin de ce dernier, Snaefried s’avança discrètement. Il y avait de la lumière en bas et des rires gras émanaient d’une pièce.

« Si j’avais su que tu étais une telle cochonne Madame Annasthea Serinde, je serais venu t’aborder plus tôt !!!! »  Ricana un homme aviné.

« Hihihi » gloussa une voix féminine très familière. Snaefried avança et vit deux ruffians dont l’un n’avait plus de pantalon, jouant aux cartes avec… Annasthea, la poitrine à l’air !

La voleuse remonta.

« Alors ? » chuchota l’archère arcanique.

« Eh bien il y  a deux voleurs et… toi. Et tu as l’air de bien t’amuser. » Dit Snaefried avec un sourire.

Silence.

Annasthea se tourna vers Calidor et Quine.

« On fait une rage. »

Un sourire enfantin illumina le visage du barbare qui dévala l’escalier quatre à quatre et fonça dans la pièce. Devant le sosie d’Annasthea il y eu un instant de confusion… surtout de la voir dans une tenue aussi indécente. Puis la rage monta et il bondit sur la table pour taillader la fausse Annasthea.

« Tu n’es pas aussi belle qu’elle ! Morue ! »

Les ruffians dégainèrent leurs armes mais un carreau de Snaefried en abattit un, tandis qu’Annasthea et Lotharo tuèrent le second. Le bruit avait attiré des gens de la pièce d’à côté. Un autre bandit bondit sur Snaefried sans parvenir à la blesser, mais en se défendant elle ne fit pas attention aux tirs vicieux de deux autres roublards armés d’arbalètes de poing.

Calidor s’acharna sur la fausse Annasthea avec l’aide de Lotharo et ils l’assommèrent. Quine se précipita pour la ligoter tandis que le barbare et le chantelame se jetaient dans l’autre pièce. L’un des tireurs avait filé par une porte sur la droite, mais le second rechargeait son arme. Il n’en eut pas le temps, puisque Snaefried le tua d’un carreau en pleine tête. Un autre ruffian, armé d’un cimeterre et d’une dague engagea Calidor mais ce dernier était fou furieux et le taillada de rafales de coups de cimeterres. Rejoint par Lotharo le barbare continua de plus belle et le malandrin, acculé à un mur fut rapidement mis hors d’état de nuire.

Annasthea fila par la porte entrouverte et découvrit un tunnel qui menait à une autre porte. Le bruit de l’eau du collecteur proche était fort. Dès qu’elle ouvrit la porte, une salve de tirs d’arbalètes siffla autour d’elle. Elle fut soulagé de voir que les tirs avait été maladroits, mais elle sentit alors une vive douleur lorsqu’elle sentit la pointe d’un carreau dans sa jambe. Le roublard de la pièce précédente était lui aussi ici. Cette pièce était jonchée de caisses, certainement un entrepôt de contrebande. Le bruit de l’eau était amplifié ici, la partie Est de la salle était un plan d’eau rempli par des tuyaux charriant l’eau de la rivière depuis le mur.

Juste derrière elle, Annasthea sentit Calidor se téléporter puis engager les bandits. Rapidement suivit de Lotharo qui attira un voleur avec son fouet arcanique. Alors que le tireur embusqué rechargeait son arme, il fut cueilli par un carreau mortel de Snaefried.

Quine Invoqua son arme spirituelle qui blessa le bandit le plus au nord, avant qu’Annasthea ne l’achève d’un déluge de flèche.

Un autre chef bandit sortit de derrière les caisses pour tenter de suriner Lotharo mais le danselame esquiva facilement ses coups. Calidor vint aider son ami et ils déchaînèrent leurs coups contre le chef et son sbire. Apeuré, ce dernier voulu fuir, mais Lotharo lui transperça la gorge avant qu’il n’atteigne la porte.

Le chef bandit parvint à trouver l’ouverture, mais au dernier moment Lotharo invoqua un champ de force qui dévia le coup. A peine remis de sa surprise, le chef bandit reçu un autre carreau quasi fatal de Snaefried, avant qu’il ne soit achevé par un coup de cimeterre de Calidor.

Pendant ce temps Quine avait entrouvert le rideau qui remplissait tout le mur nord. Son intuition était la bonne : un tunnel donnait sur une salle au loin et une silhouette semblait se rapprocher.

« Y a du monde qui arrive du nord » hurla-t-elle

« Je m’en occupe. » Dit Snaefried en se postant derrière une caisse.

Le reste du groupe défonça la porte au sud et interrompit un spectacle désopilant. Deux barbares une choppe à la main semblaient encourager un guerrier en armure à la peau sombre sur les genoux duquel une Quine en petite tenue s’agitait lascivement.

La petite bande sursauta et sortit ses armes.  Les barbares ennemis entrèrent eux aussi en rage. Calidor défia le guerrier en duel. Il s’agissait certainement du chef des étoiles noires. Lotharo tenta d’agripper la fausse Quine avec son fouet Arcanique mais elle résista et s’esquiva avec feulement de chat et un sourire moqueur.

« Tu as de la poigne et on dirait que tu aimes ça ! » ricana-t-il à destination de la vraie Quine derrière lui.

Il attaqua alors les barbares avec l’aide d’Annasthea qui en transforma un en pelote d’épingles. Mais il ne tomba pas et fit s’abattre rageusement sa hache sur elle, elle esquiva le second coup et recula pour que Quine puisse la soigner. Calidor continuait de tabasser le vétéran qui lui rendit coup pour coup, mais la rage permettait à Calidor de supporter facilement cette douleur, ce qui n’était pas le cas de son adversaire.

Pendant ce temps, dans la pièce d’entrepôt, le rideau bougea, un roublard passa une tête dans la pièce et un carreau lui transperça le crâne. Satisfaite, Snaefried alla jeter un coup d’œil dans ce couloir secret.

Annasthea vint à bout du premier barbare, tandis que Lotharo blessait la fausse Quine. Cette dernière le frappa avec des cris furieux et il prit un uppercut douloureux dans l’estomac puis un direct dans la mâchoire avant qu’elle ne file par la porte menant au sud.

Il l’entendit ouvrir une porte mais se concentra sur son monstrueux adversaire qui venait de blesser Annasthea. L’arme spirituelle et une lame de flammes vertes eurent enfin raison du fou furieux. Calidor de son côté triompha du chef de l’Etoile Noire.

« Ou est cette furie ? » demanda Annasthea hilare en admirant les bleus sur le visage de Lotharo.

« Elle est partie par-là » désigna-t-il de sa rapière. « La vache, tu as une sacrée droite. » fit-il goguenard à l’attention de Quine tout en se massant la joue.

La clerc s’empourpra et détourna la tête avec dédain.


La compagnie voit quintuple



Calidor avait déjà filé par le couloir il traversa une pièce vide contenant une sorte de bureau puis repéra une porte dérobée dans un mur à l’est qu’il enfonça. Il se précipita en hurlant dans une autre salle qui était plutôt grande.

Elle semblait décorée, avec assez peu de goût, par des tapisseries et des graffitis divers, ainsi que par des sortes de versets. Au centre du mur Est se trouvait un petit autel au-dessus duquel pendait une tenture violette arborant un masque noir. Le centre de la pièce était occupé par une grande table autour de laquelle des paillasses avaient été installées.

Cinq femmes elfes ou plutôt cinq fois la même femme se frappaient et s’empoignaient. Le barbare resta confus sur le pas de la porte avant que les autres ne le rejoignent.

« Mais qu’est-ce que… » Fit Annasthea médusée.

« Vous devez m’aider ! Je m’appelle Enae j’ai été enlevée par ces imposteurs » dit une des elfes.

« Quoi ?! Mais c’est n’importe quoi ! Ne l’écoutez pas, c’est moi Enae ! Vous devez les neutraliser » contra une seconde.

« Tu en as du toupet ! Tout le monde sait que tu es un doppelganger ! » Répliqua une autre

« Je suis la vraie Enae ! Aidez-moi ! » Cria une quatrième.

Et elles s’engagèrent à nouveau dans un concert de jacasseries et de coups, sous les yeux consternés de la compagnie. Lotharo réfléchit un moment puis incanta un sort de sommeil et l’une des femmes s’écroula inconsciente.

« A quoi tu pensais !? Les elfes sont immunisés à ce type de magie » le réprimanda Annasthea.

« On est déjà un peu plus avancé : celle qui est tombée était donc sûrement une doppelganger »

Les Enae continuèrent de protester de leur innocence.

« Qui s’est ridiculisé lors du bal d’avant-hier ? » lança Annasthea aux quatre femmes.

« Mais lui évidemment ! » firent-elle en cœur en désignant Lotharo.

Le danselame soupira agacé. « Ils peuvent lire les pensées, ça ne nous avancera à rien. »

Quine se concentra sur chacune des elfes et en désigna une qui lui semblait louche.

« Celle-ci me semble peu crédible. » dit la prêtresse en désignant la plus au nord du groupe de femmes. Celle-ci semblait suer et avoir un regard fuyant.

« Un seul moyen de le savoir » dit Snaefried en entrant dans la pièce arbalète en main »

« Snaefried. Qu’est-ce que … ?... Ohwohohoh tu fais quoi là Ooooh ! Noooooon !!!!!!! » Hurla la prêtresse. Trop tard la roublarde mit un carreau en pleine tête de la femme.

Quine était horrifiée. A son grand soulagement, la chose s’avéra finalement être un doppelganger. Mais le concert de cris de terreur et de protestations d’innocence reprit de plus belle.

« Arrête ça tout de suite !!!! » cria Quine furieuse.

« Comme tu veux… » Dit Snaefried sans émotion.

Lotharo tenta d’agripper l’Enae la plus au sud mais celle-ci ne se laissa pas faire, il insista cependant et lui murmura quelque chose à l’oreille.

Quoi que ce fut cela eu l’effet d’effrayer la femme.

Annasthea eut alors une idée et récita un poème célèbre en sylvain. L’une des elfes réagit et termina le poème dans la même langue.

Les doppelgangers étaient démasqués.

« Bon assez joué » fit la femme agrippée par Lotharo avant de sauter au torse du chantelame et de lui mordre la jugulaire en le rouant de coups. Lotharo accusa le coup.

« Restez pas plantés là ! Aaaaaah !!!! Aidez-moi !!! »

Une autre Enae ceintura la troisième et sortit un couteau qu’elle mit sous sa gorge. « Pas un geste, sinon elle meurt. » menaça-t-elle. Mais Calidor utilisa sa téléportation pour apparaître derrière la preneuse d’otage et lui fit lâcher son couteau. Snaefried et Annasthea la réduisirent au silence. Puis ils vinrent au secours de Lotharo. Son assaillante avait pris à présent  l’apparence du chantelame.

« C-C’est moi le vrai Lotharo, Aidez-moi ! Tout ce que je veux après tout c’est… C’est faire triompher l’Aghna Gruul ! »

La ruse ne fonctionna pas et la compagnie neutralisa la créature sans soucis.

Quine apporta les premiers soins  à la vraie Enae, qui les remercia de l’avoir délivré.

 « Ils nous ont pris totalement par surprise. Comme s’ils venaient d’apparaître dans le bâtiment. Ce fut la panique, car en plus vous … enfin je veux dire eux… les accompagniez. Cela a accentué la confusion dans nos rangs.

Ils étaient menés par une femme qui a causé un carnage, c’était une créature surnaturelle. Mirnil semblait la reconnaître mais il n’a pas eu le temps de discuter et a été abattu. Elle a vaincu les gardes sans aucune difficulté. Elle a demandé à ce que Dornil soit fait prisonnier et ils m’ont épargné également. Apparemment, pour avoir des otages au cas où.

Puis ils nous ont emmenés ici via un passage secret qui se trouvait dans le couloir d’entrée derrière un tableau, jusque dans les égouts. Une des servantes, une demi-elfe était apparemment de mèche avec eux, je pense que c’est elle qui leur a ouvert le passage secret.

Une fois que nous sommes arrivés ici, la femme en rouge est repartie à la nuit tombée par le tunnel en emmenant Dornil. Elle disait qu’elle devait donner rapidement les fragments à son maître. Elle est partie en prenant une barque dans une autre pièce.»

« Celle derrière le rideau dans l’entrepôt. » Confirma Snaefried qui était allé y faire un tour, avant de revenir.

« Nous devons restaurer notre honneur. Avec votre aide et les prisonniers cela devrait être facile. » Dit Annasthea.

« Vous ne comprenez pas, cette femme a des complices haut placés. Ils ne se laisseront pas démasquer et feront disparaître toute preuve gênante. Vous faites une folie en vous exposant là-haut. Mieux vaut fuir cette ville et laisser les humains à leurs intrigues.

Je vous en prie, il faut sauver Dornil et empêcher cette femme de nuire. Chaque minute qui passe la rapproche de son objectif. »

Voilà un dilemme pour nos amis.

 

 


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