Bienvenue voyageur sur ce blog qui a pour but de partager mes passions : le wargame (historique et fantastique), les jeux d'escarmouches et les jeux de rôle.
Vendredi dernier c'était la réouverture du Club 3M après 1 an et demi (oui à chaque velléité de réouverture on tombait sur un confinement...)
Pour l'occasion, je ramenais du Bolt Action pour affronter Sylvain et Hervé. Nous décidions de jouer un combat fictif de la campagne d'Italie que j'ai appelé les combats de Salmigondi.
Je sortais donc 490 pts d'américains et 509 pts de britanniques pour affronter les 500 pts d'allemands d'Hervé et les 500 pts d'Italiens de Sylvain.
Les listes de l'Axe
Peloton Allemand (500 pts):
Second lieutenant
2 Escouades de panzergrenadiers réguliers avec MG42 et 2 panzerfaust
1 Panzer IV
Peloton Italien (500 pts)
Premier Lieutenant
2 escouades d’infanterie régulière
1 MMG
1 Fusil antichar Solothurn
1 char M15
Les listes des alliés :
Peloton britannique (509 pts)
Second lieutenant
2 escouades d’infanterie inexpérimentées LMG
1 escouade vétéran 2 SMG
1 Mortier moyen
1 Sniper vétéran
1 canon de 6 livres
Observateur d’artillerie (gratuit)
Peloton américain (490 pts)
Second lieutenant
2 escouades d’infanterie régulières avec 1 fusil BAR
1 Observateur aérien
1 Tank M4 Sherman
Ce fut assez dur de se remémorer les règles quand on n'a pas pratiqué depuis longtemps.
Le scénario tiré fut Combat de Rencontre :
Les deux armées démarrent hors de table et arrivent au fur et à mesure du tirage des dés.
Chaque camp peut garder jusqu’à 50% de ses force en réserve, le débordement est autorisé
A la fin de la partie les armées marquent des points comme suit :
1 point de victoire par unité ennemie détruite
Le rapport de bataille en vidéo est disponible ici :
Pour ceux qui préfèrent le textuel voici un petit résumé :
Le terrain
Les deux camps avancent précautionneusement
les allemands sur les deux ailes, les italiens davantage sur la droite.
Mon infanterie au centre, les vétérans en tête et le 6 pounder en appui
Le sniper prend possession de la maison, dès le tour suivant il liquide le Solothurn. Le mortier s'installe derrière le bâtiment.
Le panzer IV débarque et fait feu, mais il ne touche rien.
les vétérans repèrent les allemands
et échangent des tirs avec ces derniers.
l'USAF enraye l'assaut allemand, l'avion stressant le char et y met le feu, mais l'équipage parvient à éteindre.
Le char M15 italien arrive en débordement à gauche, il ouvre le feu sur les vétérans britanniques qui se jettent à terre et subissent des pertes modérées. Dès le tour suivant un second avion américain démolit le malheureux char italien.
Les fantassins US arrivent à leur tour en débordement mais sur la droite. Leurs tirs causent de telles pertes dans les escouades italiennes que ces dernières fuient sans demander leur reste.
Le reste des Italiens abandonne le flanc droit et rejoint les allemands à gauche. D'autant que le sniper anglais liquide la mitrailleuse italienne.
Un tir chanceux du mortier à 6+ explose dans l'escouade allemande de droite tuant 6 soldats et déroutant le reste. Le Panzer IV se rallie.
A gauche les allemands prennent la sauce contre le Sherman.
Les fantassins US surmontent leur crainte et engagent un assaut sur le Panzer IV qui va l'immboliser. Mais il n'est toujours pas détruit. Leur second assaut bien qu'à nouveau réussi n'endommagera pas davantage le tank.
Seul ombre sur le tableau allié : le barrage d'artillerie britannique arrive tard et en plus dévie sur les vétérans et l'observateur aérien US. Mais plus de stress que de mal heureusement.
Même immobilisé le Panzer IV expédie un obus qui immobilise le Sherman et bloque sa tourelle.
Mais c'est trop tard, la victoire est clairement du côté alliés. Les troupes britanniques progressent dans le village de Salmigondi. Débordés par les américains sur leur droite, les débris de l'axe (à savoir 1 survivant italien et l'équipage du Panzer IV) fuient devant leur avance.
Comme tous les ans depuis 3 ans (enfin sauf quand il y a confinement), je participe à la bourse aux figurines de Soultz en réalisant un petit diorama pour lequel je tache toujours d'être un peu costumé.
La thématique de cette année était les voitures miniatures :
Après Blenheim 1704 en 2018 et Héraclée -280 en 2019, cette année je suis venu avec un diorama sur la célèbre bataille de Marignan en 1515 :
Un grand merci à Olivier, Elsa, Jean-Bernard, Paulette, Claude, Françoise, Odile et Nicolas pour être passé me voir, ça m'a beaucoup touché.
Un grand merci aux organisateurs également pour cette nouvelle édition réussie.
Samedi dernier nous avons ENFIN pu concrétiser le projet de Grand Format Black Powder sur la bataille de Rossbach que nous avions dû annuler deux fois auparavant en raison des confinements.
Contexte (by wikipedia) :
La bataille de Rossbach, pendant la guerre de Sept Ans, a lieu près du village de Rossbach dans la commune saxonne de Braunsbedra (actuellement dans le Land de Saxe-Anhalt, en Allemagne), le 5 novembre 1757. Elle oppose l'armée prussienne du roi Frédéric II aux troupes franco-impériales du roi Louis XV de France et de la reine de Bohême et de Hongrie Marie-Thérèse d'Autriche.
Malgré un avantage numérique important (54 000 contre 22 000 hommes), l'armée franco-impériale commandée par le prince de Soubise, Charles de Rohan, est défaite, notamment en raison de la charge de la cavalerie prussienne dirigée par le général von Seydlitz.
C'est donc parti pour un affrontement TRES déséquibilibré entre prussiens et franco-autrichiens.Afin de compenser au maximum j'ai bourré les prussiens d'autant de règles spéciales que possible. De plus de nombreux régiments de la reichsarmee sous contrôle autrichien sont notés comme milices peu motivée.
Voici les Ordres de batailles, pour ceux que ça intéresse cliquez dessus :
Pour rendre le déploiement plus immersif, chaque équipe s’isole dans une salle séparée et discute de son plan de bataille à l’aide d’une mini carte. Elle note l’emplacement de chaque division sur la carte. C’est donc une sorte de déploiement caché. Ensuite les deux équipes se retrouvent dans le salon pour mettre en place les unités conformément à la carte.
Niveau Plan de bataille, nous pensions que la cavalerie ennemie serait sur notre droite et nous y avons placé nos meilleures troupes (les divisions Brunswick et Prince Henri que je commandais). En fait ce fut tout l’inverse : la cavalerie ennemie était sur notre gauche, empêchant de fait la charge de cavalerie que nous avions prévu à cet endroit ! La Droite n'était occupé que par quelques tirailleurs autrichiens chargés à n'en pas douter de faire diversion. L'infanterie française au complet était massée dans le coin nord-est de notre position, de façon à arrivé en biai, un bon fer de lance !
Bref, nous devions revoir notre plan car nous fûmes surpris.
Le rapport de bataille vidéo est disponible sur ma chaîne Youtube sinon un petit résumé en images ci-dessous :
Les
divisions du Prince Henri et de Brunswick protègent le flanc droit
Les Suisses
et le régiment Saint Chamond qui investissent Rossbach sont accueillis par un
feu nourri de l’infanterie et de l’artillerie pussienne, les suisses se
replient après l’effondrement de leur bâtiment tandis que le régiment Saint
Chamond est annihilé.
Les dragons
de Meinicke sont surpris par une charge des cuirassiers autrichiens menés par
Hohenzollern lui-même. Après une mêlée sanglante, les autrichiens sont vaincus
et Hohenzollern capturé.
Les charges successives des régiments de cavalerie française Grammont Bourbon Busset échouent également lamentablement contre les prussiens de Retzow, la cavalerie française de Mailly est déroutée.
La ligne
français se forme sur la droite prussienne.
La Chetardie
échoue à faire charger ses escadrons mais il
survit miraculeusement au déluge de tirs.
La division
Mailly est déroutée, la situation se présente bien pour les prussiens. Mais la
charge des bosniaques contre les fantassins autrichien en approche échoue. Les
bosniaques sont massacrés et la panique fait dérouter le régiment Alt
Braunschweig. L’infanterie autrichienne sous le commandement de Hessen
Darmstadt (Jean Charles) s’engouffre dans la brèche et plante un coin dans
notre centre.
Les hussards
hongrois massacrent le régiment Retzow dans Lundsted, déroutant la division
Anhalt.
Frédéric II arrive pour soutenir le flanc droit sous pression mais manque son ordre de ralliement et fait un fiasco. Ses grenadiers gardes
l’entraînent dans une charge à la baïonnette en plein milieu de la ligne
française contre les suisses de Planta !
Le régiment
Kleist succombe sous les tirs. de même qu'Itzenpiltz. Le saillant est sous un feu nourri et la division du Prince Henri déroute. Jérémie fait glisser une partie de la Division Forcade qui vient d'en finir avec la cavalerie de La Chetardie pour combler la brèche.
Les Cuirassiers autrichiens de Brettlach, menés par leur général en personne font une percée au centre et déroute la cavalerie de Von Seydlitz !
L'ultime contre attaque de la cavalerie de Schoniach à gauche est enrayée par les tirs des dragons autrichiens embusqués dans le village de Lundstet
Le Duc de Brunswick lance une ultime contre attaque avec l'appui de l'artillerie prussienne qui déroute les divisions Nicolai et De Broglie, mais c'est insuffisant, les français sont trop nombreux.
La cavalerie et l'infanterie autrichienne déroutent les dernières unités de la cavalerie prussienne.
.La progression autrichienne oblige les prussiens à battre en retraite, c'est une victoire totale des alliés !
C’est une
victoire totale pour l’alliance franco-autrichienne. Pour mémoire, les points
de victoire ont tout de même été comptés :
·Pour les Autrichiens : 4 divisions
prussiennes détruites (Anhalt Dessau, Seydlitz, Shoniach et Prince Henri), 2
étendards capturés, 1 général capturé (Anhalt Dessau), Général en chef tué
(Frédéric II) 13 pts
·Pour les prussiens : 4 divisions françaises
détruites (Mailly, La Chetardie, Broglie et Nicolai), 1 général tué (La
Chetardie), 1 général capturé (Hohenzollern) : 10 pts
Un grand
merci aux participants pour cette excellente partie ! Ce fut très
intéressant, serré et avec des rebondissements.
Pour ma part, je pense que nous n'avons ni manqué de chance ni de ressources. On a sans doute, impressionnés par le nombre adverse, par l'échec de notre plan initial et par notre propre puissance de feu, joué trop défensif. Nous les avons laissé dicter les événements et cela nous a perdu. Nous aurions donc dû appliquer la maxime de Frédéric II "L'armée prussienne toujours attaque"
Les alliés ont mal démarré à cause de notre puissance de feu supérieure mais ils ont bien redressé la barre. Benoit a intelligemment économisé ses forces, Sylvain a tenu bon et nous a grignoté sur la droite quant à Jean Charles après plusieurs tours à vide et quelques désastres, ses autrichiens ont réalisé la percée et nous ont renversé.